vendredi 19 janvier 2018

VISION - OBJECTIFS - HOSHIN KANRI




Une entreprise développe  sa vision, ses objectifs stratégiques,  c’est à dire ce qu’elle cherche à être, l’état idéal vers lequel elle veut  évoluer. Une fois  établie, il s’agit de faire en sorte qu’elle soit partagée par l’ensemble des acteurs afin d’atteindre les objectifs qui sont fixés année par année pour tendre vers cette vision.
Développé par le professeur Kaoru ISHIKAWA, HOSHIN KANRI  permet  d’intégrer à tous les niveaux de l’entreprise, jusqu’au niveau des activités, les objectifs stratégiques définis par la direction.

HO = direction
SHIN = aiguille de la boussole
KANRI = management et gestion (planification)

HOSHIN KANRI nous fournit les outils normalisés pour déployer pas à pas la planification stratégique et donc de rester dans l’esprit de l’amélioration continue pour gérer en permanence les résultats obtenus.

HOSHIN KANRI est souvent présenté comme le management par percée, pour la bonne et simple raison, que d’année en année, des progrès sont réalisés à partir de la stratégie établie, on ne fait pas tout en même temps, on gère les avancées, les percées. Ces progrès permettent de maintenir un avantage concurrentiel certain. Puis une fois validés, ils sont standardisés et intégrés au quotidien de l’entreprise.

HOSHIN KANRI : UN SYSTEME DE GESTION POUR L’ENTREPRISE. 
* Tous les acteurs sont concernés.
*  La vision, les objectifs stratégiques de la direction sont traduits en objectifs opérationnels (percées).  
* Ces objectifs qui vont permettre les « percées » sont déclinés à tous les niveaux.In fine, chaque acteur propose « sa » stratégie, « ses » objectifs issus de la vision de direction, chaque acteur est aligné sur la vision de l’entreprise.
* Pour chaque objectif stratégique, un plan d’actions est mis en place, on y retrouve :
o   L’objectif stratégique.
o   L’objectif à atteindre.
o   Les actions à mettre en œuvre.
o   Les délais de réalisation.
o   Les moyens d’évaluation, de suivi.

* Le plan d’actions fait l’objet d’une revue mensuelle et annuelle, évidemment si les objectifs ne sont pas atteints, il convient d’étudier les causes puis de mettre en place les actions correctives adaptées.


LA MATRICE « X » CŒUR DU HOSHIN KANRI

  
Pour simple qu’il soit ce système n’est pas infaillible surtout si les acteurs ne sont pas réellement impliqués et concernés. C’est la raison pour laquelle la culture de l’amélioration continue doit avoir été effectivement intégrée dans l’entreprise avant d’envisager sa mise en place.  

lundi 6 novembre 2017

LE FUTUR SE CONSTRUIT AUJOURD’HUI


Au cours d’une intervention dans un grand groupe français implanté en Russie, j’expliquais que les meilleurs managers sont ceux qui saisissent dans le présent l’opportunité d’avoir une vision pour l’entreprise et ainsi la positionner d’emblée pour l’avenir.

Facile à dire, moins évident à faire.

En effet pour y parvenir, c’est à dire en quelque sorte diminuer la distance entre le présent et le futur, il s’agit d’avoir la « bonne vision » qui ne peut s’obtenir que si l’état d’esprit des différents acteurs de l’entreprise le permet, cet état d’esprit propice au changement et à l’amélioration, ou à l’innovation, il s’agit de le créer pour avoir le maximum de chance de voir la vision mise en œuvre et évoluer dans l’entreprise.

1° INCITER LES ACTEURS, LES EQUIPES  A ÉVOLUER. 
Pour ce faire, il s’agit de détecter les possibilités et les domaines d’évolution des personnels, des équipes, de leur fixer des objectifs adaptés  puis de  leur donner les moyens de les atteindre. Petit à petit, l’envie, la culture du progrès, individuel et collectif va s’instaurer.

2° MONTRER L’EXEMPLE. 
Le minimum pour un manager qui va demander aux autres d’aller de l’avant, est de montrer l’exemple au quotidien en étant ouvert aux suggestions de progrès, en respectant les idées nouvelles en facilitant leur expérimentation, et leur adaptation aux spécificités de l’entreprise.

3° CHERCHER A COMPRENDRE LES ERREURS. 
La perfection n’étant pas de ce monde, les erreurs se produisent surtout en phase de mise en place de démarrage, il ne s’agit pas d’accepter l’erreur mais de travailler sur ses causes pour les traiter après les avoir comprises.

4° FORMER LA HIÉRARCHIE INTERMÉDIAIRE. 
Pierre angulaire du fonctionnement de l’entreprise, la hiérarchie intermédiaire, au contact du terrain,  peut annihiler toute velléité de progrès en ne cherchant pas à comprendre l’erreur mais comme on l’a si souvent vu à chercher « le » coupable, « le » responsable. Ce type d’attitude peut bloquer les meilleures  volontés et figer le système dans son besoin d’évolution. Or, un système qui n’évolue pas est un système qui meurt…

5° INSTAURER UN SYSTÈME DE PARRAINAGE. 
Dans un contexte incertain, l’avenir est difficile à entrevoir pour certains, néanmoins il y a toujours des personnes qui sont plus enclin à se projeter dans l’avenir, alors que d’autres se complaisent dans le quotidien où ils y font d’ailleurs un excellent travail. Parrainer les seconds par les premiers pour mettre en œuvre la vision du « chef » peut donner de très bons résultats  pour l’entreprise. A termes, après avoir été accompagnés, rassurés, ils passeront de suiveurs à meneurs sur le chemin du progrès.

6° FAIRE VIVRE LA PARTICIPATION.  
Faîtes savoir que vous êtes ouverts à toutes les idées individuelles et /ou collectives, mettez en place un système de remontée des propositions, des améliorations possibles et/ou souhaitées, faîtes résoudre collectivement  les problèmes là où ils se produisent , mettez en place un environnement ou le travail d’équipe est valorisé et encouragé, en clair faîtes participer et travailler ensemble.

Le meilleur des patrons peut avoir la meilleure vision pour l’entreprise, encore faut-il qu’il crée les conditions de sa mise en œuvre et de son imprégnation au sein de l’entreprise.

L’avenir ne se construit pas seul…



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mercredi 30 août 2017

LE LEADERSHIP



Le leadership est un anglicisme qui définit la capacité d'un individu à mener ou conduire d'autres individus ou organisations dans le but d'atteindre certains objectifs. On dira alors qu'un leader est quelqu'un qui est capable de guider, d'influencer et d'inspirer.


Un leader se distingue d'un gestionnaire ou d'un décideur, lequel a des capacités pour l'administration, sans pour autant «mener» le groupe, l'organisation à un autre stade de son développement.

Un bon gestionnaire peut être un leader, mais les deux qualités ne sont pas automatiquement liées.

Longtemps associé à la sphère politique, le leadership est une qualité recherchée dans un grand nombre de domaines et en particulier dans le monde de l’entreprise notamment parce qu’on trouve chez les leaders les compétences suivantes :
·         la vision,
·         la stratégie,
·         la persuasion, 
·         la communication,
·         la confiance et l'éthique.

Le leadership est un des 8 principes de la Qualité et dans ce cadre il est définit de la manière suivante :
« la direction doit déterminer clairement ses orientations stratégiques et créer les conditions pour que le personnel puisse pleinement s'impliquer. Pour cela elle doit montrer l'exemple et son réel engagement, définir des objectifs motivants et créer des valeurs partagées. »

Il s’assimile à la relation de confiance qui s'établit entre un individu (le chef) et la majorité des membres de ce groupe ou de cette collectivité dans la poursuite d'un objectif partagé.

Cette relation est temporaire, parfois éphémère, réciproque et même synallagmatique (le leader doit avoir autant confiance dans le groupe que la majorité du groupe a confiance en lui).

Elle se manifeste par sa capacité à fédérer et à mobiliser les énergies autour d'une action collective. Elle se traduit par une élection formelle ou informelle, explicite ou implicite, au cours de laquelle la majorité des membres du groupe reconnaît un des leurs comme le leader légitime et lui délègue son pouvoir de décision (leur liberté de décider).

Le leader va donc pouvoir créer les conditions, donner les moyens aux personnels de faire bouger les lignes, de réaliser des choses qui sortent de l’ordinaire par sa capacité à mobiliser leurs ressources. 

Le leader doit donc posséder certaines qualités qui vont lui permettre de fédérer les actions de l’ensemble des personnels pour atteindre l’objectif partagé.

1)  Principes 
Le leader doit avoir et montrer qu’il a des principes de base qui sont en phase avec les valeurs de l’entreprise. Le leader doit être transparent et doit les énoncer aux personnels pour lever toute ambiguïté ou fausse idée sur son mode de fonctionnement et ainsi pouvoir gagner la confiance.

2)  Perspective 
Le leader doit avoir la capacité de se projeter, de faire rêver, d’avoir la vision qui conduit à des stratégies. Immanquablement cette vision doit être plus vaste, plus étendue que le monde du quotidien dans lequel vivent les personnels et doit être en adéquation avec les attentes supposées et à venir des clients. 

3)  Passion 
Quel que soit son style de management, le leader doit montrer son engagement, sa passion, son enthousiasme, son énergie pour mener à bien les défis et faire aboutir les stratégies. L’enthousiasme est communicatif…

4)  Persévérance 
Le leader doit montrer sa persévérance à chaque instant, et surtout dans les mauvais moments, dans les périodes de doute où tout semble pouvoir être remis en question. Il doit croire et persévérer pour mobiliser et continuer à avancer dans la difficulté et se relever à chaque fois que les circonstances le font tomber. 

5)  Plan d’action
Le leader doit construire son plan d’action pour tendre vers sa vision, son rêve. Celui-ci doit être annoncé, suivi, mis à jour, adapté si nécessaire. En clair il doit être utilisé pour concrétiser les stratégies définies et les crédibiliser, les valider.

6)  Partenariats
Le leader ne doit pas rester seul, il doit chercher à coopérer tant en interne qu’en externe, que ce soit avec les clients ou les fournisseurs. Le but recherché est de gagner la confiance en trouvant le plus souvent possible des solutions « gagnant-gagnant ».


Quoi qu’il en soit, le leadership n’est efficace que s’il réunit trois conditions :
Il est reconnu et accepté
 Il sait s’adapter à son groupe
 Il a une influence directe (participation au travail collectif) et indirecte (initiation, encouragement, …).

Bien qu'il y ait des personnes qui semblent être naturellement douées de capacités de leadership plus que d'autres, je crois qu’être leader s’apprend.
In fine il est important de se rappeler que seuls les résultats comptent. Les leaders efficaces sont ceux qui augmentent la  « performance » de leur entreprise par la création de valeur.